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mercredi, 11 octobre 2017

11 octobre. Fête de la maternité divine de la bienheureuse Vierge Marie. 431 - 1931.

- Fête de la maternité divine de la bienheureuse Vierge Marie. 431 - 1931.

Pape : Pie XI.

" C'est par la Très Sainte Vierge Marie que Jésus-Christ est venu au monde, et c'est aussi par elle qu'il doit régner dans le monde. Marie a été très cachée dans sa vie : c'est pourquoi elle est appelée par le Saint-Esprit et l'Eglise Alma Mater : Mère cachée et secrète. Son humilité a été si profonde qu'elle n'a point eu sur la terre d'attrait plus puissant et plus continuel que de se cacher à elle-même et à toute créature, pour n'être connue que de Dieu seul."
Saint Louis-Marie Grignon de Montfort. Traité de la vraie dévotion à la très sainte Vierge Marie.


Couronnement de la Très sainte Vierge Marie. Sano di Pietro. XIVe.

En 431, un concile général convoqué à Ephèse proclama et définit le dogme de la Maternité divine de la très Sainte Vierge. Jusque-là, il n'avait jamais été contesté qu'il y avait deux natures en Notre-Seigneur : la nature divine et la nature humaine, mais qu'il n'y a qu'une seule personne. Notre-Dame étant la Mère de l'unique personne de Jésus-Christ, a le droit d'être appelée Mère de Dieu, au même titre que nos mères, qui, bien qu'elles n'aient point formé nos âmes, mais seulement nos corps, sont cependant appelées les mères de l'homme tout entier, corps et âme. Car, si l'homme n'est homme qu'en tant que son âme est unie à son corps, Jésus-Christ n'est réellement Jésus-Christ qu'autant que Sa Divinité est unie à Son Humanité.

En 1931, à l'occasion du quinzième centenaire du grand concile d'Ephèse, Pie XI institua la fête que nous célébrons aujourd'hui.


Mariage de la très sainte Vierge Marie.
Giampietro Campana di Cavelli. XVe.

La Maternité divine de Marie L'élève au-dessus de toutes les créatures. L'Église honore en ce jour cet incomparable privilège accordé à Marie, dogme fondamental de notre sainte religion. Grande est la dignité de la mère! Mais combien plus digne de vénération est celle de la Mère du Fils de Dieu qui a engendré dans le temps Celui qui est engendré du Père de toute éternité !

" Il y a dans cette maternité, dit saint Thomas, une dignité en quelque sorte infinie, puisqu'Elle a pour Fils Celui que les anges adorent comme leur Dieu et leur Seigneur. Cette suréminente dignité est la raison d'être de Son Immaculée Conception, de Son élévation au-dessus des anges, de la toute-puissance de Son crédit auprès de Dieu."

Cette élévation donne à Marie une autorité qui doit inspirer notre confiance envers Celle que l'Église appelle Mère de Dieu, Mère du Christ, Mère de la divine grâce, Mère très pure, Mère très chaste, Mère aimable, Mère admirable, Mère du Créateur, Mère du Sauveur.

En nous faisant vénérer ainsi la très Sainte Vierge, l'Église veut susciter en nos âmes un amour filial pour Celle qui est devenue notre propre Mère par la grâce. Marie nous a tous enfantés au pied de la croix. Notre prérogative de frères adoptifs de Jésus-Christ doit éveiller en nos coeurs une confiance illimitée envers Marie qui nous a adoptés sur le Calvaire, lorsqu'avant de mourir, le Sauveur nous a présenté à la Co-rédemptrice, en la personne de saint Jean, comme les enfants qu'Il désirait La voir adopter, disant :
" Mère, voilà Votre fils ; fils, voilà votre Mère !"
Ces paroles sont comme le leg testamentaire du Christ.

" Que peut-on concevoir au-dessus de Marie ? demande saint Ambroise, quelle grandeur surpasse celle qu'a choisie pour Mère Celui qui est la grandeur même ?"
" Il a plu à Dieu d'habiter en Vous, ô Marie, dit saint Bernard, lorsque de la substance de Votre chair immaculée, comme du bois incorruptible du Liban, le Verbe S'est édifié une maison par une construction ineffable. C'est en Vous, ô Mère unique et bien-aimée qu'Il S'est reposé et qu'Il a versé sans mesure, tous Ses trésors..."

11 octobre. Saint Gomer d'Emblehem, confesseur. 774.

- Saint Gomer d'Emblehem, confesseur. 774.

Pape : Adrien Ier. Roi de France : Saint Charlemagne.

" L'humilité d'une âme est d'autant plus précieuse qu'elle sort de la source de l'amour ou de la racine de la ferveur."
Richard de Saint-Victor.

Saint Gomer. Gravure du XVIIe.

Gomer, appelé aussi Gomrnaire, naquit à Emblehem, près de Lierre, au diocèse (romain) actuel de Mechelen (Malines), vers le commencement du VIIIe siècle. Ses parents l'élevèrent dans la pratique des maximes de l'Evangile. L'enfance et la jeunesse de notre Saint se passèrent dans l'innocence ; il était pieux, doux, affable et plein de compassion pour les malheureux.

Pépin, étant devenu, de maire du palais, roi des Francs, le fit venir à la cour. Gomer sut y conserver son innocence ; fidèle à tous ses devoirs, il n'avait aucun des vices qui sont si communs parmi les courtisans. Le jeûne et la prière le fortifiaient contre la corruption générale ; il était généreux, et en quelque sorte prodigue, quand il s'agissait d'assister ceux qui étaient dans le besoin. Loin de faire le moindre tort à son prochain, il cherchait à faire du bien à tout le monde.


Collégiale Saint-Gomer (ou Saint-Gommaire) à Lierre (Flandres).
Les reliques de notre saint y sont conservées.

Pépin, qui, malgré ses défauts, savait rendre justice au mérite, lui confia les places les plus importantes ; il lui proposa même un parti considérable pour la naissance et la fortune, dans la personne de Gwinmarie : le mariage fut bientôt conclu et célébré.

Peu de temps après leur mariage, Gomer fut obligé de suivre le prince à la guerre, et de laisser ainsi sa maison sous la conduite de sa femme. Mais il s'en fallait de beaucoup que Gwinmarie ressemblât à Gomer ; c'était une femme acariâtre. Sa conduite devint pour son mari une source continuelle d'épreuves bien pénibles. Gomer souffrait sans se plaindre, n'attendant que de Dieu sa consolation.

Il employa tous les moyens possibles pour gagner celle qui, malgré tous ses travers, était son épouse devant Dieu et les hommes ; mais tous ses efforts furent inutiles. Ayant été obligé de suivre le roi Pépin dans les différentes guerres qu'il fit en Lombardie, en Saxe et en Aquitaine, il fut nécessairement éloigné d'elle pendant l'espace de 8 ans.


Ceinture de saint Gomer conservée dans la collégiale Saint-Gomer
de Lierre. Elle fut l'occasion d'un très grand nombre de miracles.

A son retour, ses peines devinrent encore plus grandes. Il trouva les affaires de sa maison dans l'état le plus déplorable. Ses domestiques, ses fermiers et ses vassaux se plaignirent des indignes traitements qu'ils avaient eu à souffrir. Il leur accorda à tous la satisfaction qu'ils demandaient.

Etant parti en pélerinage vers Rome, notre Saint, un soir, crut pouvoir faire couper un arbre, sur le bord d'une forêt, pour reposer sa tête. Le propriétaire l'injuria, le menaça à cause du dommage qu'il lui avait causé. Gomer s'excusa humblement et promit de le réparer. En effet, il passa la nuit en prières, et le lendemain matin il unit les 2 parties de l'arbre, qui devint tout à coup aussi vigoureux qu'il était. Le propriétaire étant revenu, et voyant son arbre sur pied et plein de verdure comme auparavant, admira la vertu de Gomer, et, ne se croyant pas digne de posséder une terre où un si saint homme avait campé, il la lui donna avec l'arbre qui était dedans. Un Ange apparut aussi à notre saint confesseur, et lui déclara que ce n'était pas la volonté de Dieu qu'il aille à Rome ; mais ce qu'il exigeait de lui, c'était que, dans sa terre de Nivesdonck, il bâtît un ermitage pour lui servir de retraite pendant sa vie et de sépulture après sa mort.

Le Saint obéit aux ordres du Ciel, bâtit une église en l'honneur de saint Pierre, avec un ermitage, et choisit ce lieu pour sa demeure.

Il ne quitta pas pour cela le soin de sa famille : il allait de temps en temps à sa terre d'Emblehem, où il rendait aux pauvres et aux malheureux tous les devoirs de la charité Chrétienne. Il revêtait les uns, et donnait à boire et à manger à ceux qui avaient faim et soif. Il avait un soin extraordinaire des malades, et ne souffrait pas qu'ils manquassent de rien. Il recevait les pèlerins et les traitait avec toute sorte de bienveillance ; il assistait les veuves et se faisait leur protecteur. Enfin il était le père commun de toutes les personnes qui étaient dans la nécessité.


Retable de Saint-Gomer. Collégiale Saint-Gomer de Lierre. XVe.

Cependant, loin d'imiter de si beaux exemples, Gwinmarie continuait ses mauvais traitements envers ses serviteurs. Un jour que ses moissonneurs étaient tourmentés de la soif, elle ne voulut pas souffrir qu'ils prissent un moment de relâche pour aller se rafraîchir. Mais le saint homme, qui vint à passer par là, frappa la terre de son bâton, et fit jaillir, pour les désaltérer, une source que l'on voit encore aujourd'hui au village d'Emblehem. Sa femme fut saisie d'une fièvre si violente qu'elle était sur le point de mourir. Elle en fit avertir le Saint, qui lui rendit au plus tôt la santé par le Signe de la Croix et lui fit prendre un verre d'eau qu'il lui présenta de sa propre main. Par ses bontés et plus encore par ses prières, il la convertit entièrement : Gwinmarie passa dans la pénitence le reste de sa vie et mourut de la mort des justes.

Saint Rombaut, qui avait quitté l'évêché de Dublin, en Irlande, pour venir en Belgique, éclairait toutes ces provinces par sa doctrine et par ses exemples. Il lia une si étroite amitié avec notre Saint, que, pour avoir plus de liberté de s'entretenir avec lui des choses divines, il marqua un lieu, appelé Stadek, entre la demeure de l'un et de l'autre où tous 2 devaient se trouver à jour nommé pour cette pieuse conférence.

La première fois qu'ils s'y assemblèrent, les bâtons secs qu'ils avaient apportés à la main prirent racine et portèrent des fleurs et des feuilles. Tout le voisinage fut extrêmement édifié de leur union. Il se faisait un grand concours de peuple toutes les fois qu'ils s'assemblaient. Enfin, on bâtit en cet endroit un oratoire, où, au jour de la conférence, on célébrait les saints Mystères. Saint Gomer mourut dans la paix et dans le baiser du Seigneur, le 11 octobre, vers l'an 774.

Il est représenté parlant de la Foi avec saint Rombaut (Rumold). Il tient un bâton qui pousse des feuilles comme celui de son compagnon.

CULTE ET RELIQUES


La Tour Zimmer à Lierre, non loin de la collégiale Saint-Gomer,
abrite une horloge astronomique du XVIIIe/XIXe remarquable
(reconstruite et actualisée entièrement au début du XXe siècle).

Son corps fut d'abord inhumé dans l'église d'Emblehem, où il était décédé ; mais, Dieu ayant révélé à une sainte religieuse nommée Vrachilde, qu'il devait être enterré dans l'église de Saint-Pierre, auprès de son ermitage, on le mit dans un bateau pour l'y transporter. Et alors le bateau monta de lui-même, sans voile, sans rames et sans batelier, contre le cours de l'eau, jusqu'à ce qu'il fût arrivé au lieu que la divine Providence lui avait marqué. Ce lieu, appelé Nivesdonck, fut peu après nommé Ledo ou Ledi. C'est le nom qu'on lui donne dans le partage du royaume qui se fit en 870 sous Lothaire, roi d'Austrasie. Enfin, l'affluence des fidèles, que la piété y attira pour honorer la mémoire de saint Gomer, donna naissance à la ville de Lierre.

Les reliques du saint furent conservées pendant plusieurs siècles dans la chapelle qu'il avait bâtie. Elles furent transférées ensuite dans la belle église collégiale de Saint-Jean, qui prit le nom de Saint-Gomer, et qui est aujourd'hui comme autrefois l'église paroissiale. Ces reliques, dont l'authenticité fut constatée en 1804 par l'archévêque de Malines Jean-Armand de Roquelaure, sont conservées dans une magnifique châsse d'argent, faite en 1682, chef-d'oeuvre de ciselure et d'ornementation, que l'esprit religieux des Lierrois a su dérober à la cupidité des révolutionnaires français du XVIIIe siècle.

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