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jeudi, 05 janvier 2017

5 janvier. Saint Télesphore, pape et martyr. 138.

- Saint Télesphore, pape et martyr. 138.

Papes : Saint Sixte Ier (prédécesseur) ; saint Hygin (successeur). Empereurs romains : Hadrien (+138) ; Antonin le Pieux (dit).

" Frère bien-aimés, nous avons la confiance que vous gardez intacte la foi des Apôtres."
Epître de saint Télesphore aux évêque de la catholicité. (Patrol. grecque, T. V.).


Saint Télesphore. Frise des papes.
Basilique Saint-Pierre. Rome.

Saint Télesphore était Grec de nation et anachorète. C'est une tradition, dans l'ordre des Carmes, que le lieu où il exerça sa vie solitaire, avant d'entreprendre la prédication de l'Evangile, était le mont Carmel célèbre par le séjour des saints prophètes Elie et Elisée.

Etant venu à Rome pour travailler à l'établissement de la religion chrétienne, il donna des marques si visibles d'une sagesse et d'une sainteté consommées, qu'après le martyre de saint Sixte, premier de ce nom, il fut mis en sa place, et créé souverain Pontife, sous l'empire d'Adrien.

Entre plusieurs beaux réglements qu'il fit pour l'avancement de l'Eglise, l'un des principaux fut celui du jeûne de quarante jours avant Pâques, que nous appelons le Carême. Ce n'est pas qu'il soit le premier auteur de cette observance ; car saint Ignace, martyr, qui vivait avant lui, en fait mention dans son Epître aux Philippiens ; et c'est le sentiment commun des Pères de de l'Eglise, qu'elle est de tradition apostolique : plusieurs même en parlent comme d'une institution divine, en tant que Notre Seigneur Jésus-Christ nous l'a apprise par son exemple. Mais ce que fit ce saint pape, fut d'établir par un décret ce qui n'était gardé que par l'autorité de la tradition, de réveiller la ferveur des Chrétiens qui commençait à se relâcher dans cette sainte pratique : on peut voir à ce sujet un traité fort curieux touchant les jeûnes, que la père Thomassin, si connu par sa pénétration dans l'antiquité ecclésiastique, a donné au public.

On dit aussi que notre Saint ordonna qu'à la sollennité de Noël, on célèbrerait la messe au milieu de la nuit, au lieu qu'aux autres temps, on ne la célébrait qu'à l'heure de tierce c'est-à-dire sur les neuf heures du matin : ce qui se doit entendre de la messe solennelle, et de ce qui se faisait le plus ordinairement dans les églises.


Vierge de la Très Sainte Trinité. Cimabue. Italie.. XIIIe.

On lui attribue encore le commandement de chanter l'hymne des anges, Gloria in excelcis, avant l'action du sacrifice. On sait, à ce sujet, que les premières paroles de ce cantique ont été chantées par les anges, lorsqu'ils annoncèrent la naissance de Notre Seigneur Jésus-Christ, Notre Divin Sauveur. De là lui est venu le nom d'hymne angélique. L'origine des paroles qui suivent n'est pas tout à fait certaine : on les attribuent aux Apôtres, à saint Télesphore, au pape Symnaque à saint Hilaire, évêque de Poitiers. Il est facile de voir l'analogie qu'il y a entre notre Gloria in excelcis et celui des Constitutions apostoliques, tel que le transcrit le docteur Grancolas :
" Gloria in excelcis Deo et in terra pax hominibus bonae voluntatis."

Toutes ces ordonnances sont rapportées dans le Liber pontificalis.

Il s'éleva, du temps de ce bienheureux pontife, trois hérétiques très permicieux, savoir : Valentin, Marcion et Appelès, dont les dogmes gnostiques, impies et sacrilèges sont rapportés par saint Epiphane et par les auteurs ecclésiastiques qui ont écrit sur les hérésies.

Cet homme apostolique ne manqua pas de les combattre avec toute la vigueur que l'on pouvait attendre d'un chef de l'Eglise aussi savant et aussi pieux qu'il l'était, et il fut aider dans ce combat par le grand saint Justin, philosophe chrétien, qui présenta aussi, depuis, aux empereurs, deux excellentes apologies, pour justifier notre sainte religion des crimes que les païens lui imputaient, poussés qu'ils étaient par leur propre malice, et par la doctrine diabolique et les moeurs corrompues de ces hérétiques qui se donnaient pour chrétiens.


Couronnement de la sainte Vierge.
Maître de la vie de Marie. Flandres. XVe.

Enfin, saint Télesphore, après avoir gouverné l'Eglise onze ans, trois mois et vingt-deux jours, fut couronné d'un très glorieux martyre, comme le dit expressément saint Irénée. Il avait fait trois fois les ordres au mois de décembre, et créé douze prêtres, huit diacres et treize évêques. Son corps fut enterré au Vatican, proche de celui du Prince des Apôtres, et sa mémoire est célébrée dans l'Eglise au jour même de son martyre, selon l'ordre du bréviaire réformé par Clément VIII.

On représente saint Télesphore avec un calice surmonté de trois hosties, pour rappeler qu'il institua la pratique de dire trois messes le jour de Noël.

MEMOIRE DE SAINT TELESPHORE

" Ô Dieu, qui nous réjouissez par la solennité annuelle du bienheureux Télesphore, votre Martyr et Pontife, accordez à nous qui célébrons sa Naissance, de jouir de sa protection."

" Sanctifiez, Seigneur, ces dons qui vous sont offerts ; et, par l'intercession du bienheureux Télesphore, votre Martyr et Pontife, qu'ils vous apaisent et attirent sur nous vos regards."

" Rassasiés par la participation du don sacré, nous vous prions, Seigneur notre Dieu, par l'intercession du bienheureux Télesphore, votre Martyr et Pontife, de nous faire ressentir l'effet du Mystère que nous célébrons."

00:05 Publié dans T | Lien permanent | Commentaires (0)

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