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dimanche, 05 mars 2017

5 mars. Saint Jean-Joseph de la Croix, franciscain. 1734.

- Saint Jean-Joseph de la Croix, franciscain. 1734.

Papes : Innocent X, Clément XII. Rois des Deux-Siciles : Philippe IV, Charles IV.

" La parole de la Croix est une folie pour ceux qui se perdent ; mais pour ceux qui se sauvent, elle est la vertu de Dieu."
I Cor., I, 18.
" Aimons Notre Seigneur Jésus-Christ, aimons-le réellement et en vérité ; car l'amour de Dieu est un grand trésor. Heureux celui qui aime Dieu."

Saint Jean-Joseph de la Croix.


Apothéose de saint Jean-Joseph de la Croix. Anonyme. XVIIIe.

Saint Jean-Joseph de la Croix naquit dans l'île d'Ischia, près de Naples, le jour de l'Assomption, 1654. Ses parents, Joseph Calosirto et Laure Garguilo le baptisèrent le jour même sous le patronage de Charles-Cajétan, Il sétaient tous deux d'une grande piété et d'une foi ferme, et il est bon de relever que notre Saint se distingua par sa piété au-dessus de ses frères dont cinq au moins embrassèrent la vie religieuse. Tout enfant, il aimait la retraite, le silence et la prière, et fuyait les jeux de son âge, aimant mieux consacrer le temps de ses récréations à visiter des églises et à y adorer le Sauveur.

La très sainte Vierge Marie avait, après Notre Seigneur Jésus-Christ, toute sa prédilection ; il dressa dans sa chambre un petit autel, récitait chaque jour les offices de la Mère de Dieu et jeûnait en son honneur tous les samedis et aux vigiles de ses fêtes. Dès ce temps, il aimait les pauvres au point de leur distribuer tout l'argent dont il pouvait disposer.

A cet âge où l'enfant suit si facilement les premiers mouvements de la colère, on le vit, un jour, se mettre à genoux dans la boue et réciter le Pater pour un de ses frères qui l'avait souffleté.


Ischia Ponte. Île natale de saint Jean-Joseph. Baie de Naples.

C'est à dix-sept ans qu'il entra chez les Frères Mineurs réformés de Saint-Pierre d'Alcantara. A dix-neuf ans, il s'acquitta avec succès des missions les plus difficiles ; à vingt-quatre ans, il était maître des novices, puis gardien d'un couvent ; mais il n'accepta jamais les honneurs qu'avec une humble crainte et les quitta toujours avec joie.

Sa mortification la plus extraordinaire fut une longue croix d'un pied environ, garnie de pointes aiguës, qu'il s'attachait sur les épaules au point qu'il s'y forma une plaie inguérissable. Il en portait une autre plus petite, sur la poitrine. Rarement il dormait, et pendant trente ans, il s'abstint de toute espèce de liquide.

Il avait coutume de dire à ses compagnons ou à tous ceux qui le sollicitait sa charité lors d'une épreuve :
" Espérons en Dieu, et nous serons certainement consolés. Dieu est un tendre père qui aime et secourt tous ses enfants. N'en doutez point, espérez en Dieu, il pourvoiera à vos besoins."
Ou encore :
" Qu'est-ce que cette terre, sinon de la boue, un morceau de poussière, un pur néant. Le paradis, le ciel : Dieu est tout. Ne vous attachez point aux biens de ce monde, fixez vos affections en haut ; pensez à ce bonheur qui durera éternellement, tandis que l'ombre de ce monde s'évanouira."
Il aimait Dieu d'un ardent amour :
" Quand il n'y aurait ni Ciel ni enfer, disait-il, je voudrais néanmoins aimer Dieu toujours."

Sa charité pour les pauvres fut plusieurs fois l'occasion de multiplication de pains ; son dévouement pour les malades le porta à demander à Dieu de faire retomber sur lui les souffrances des autres, demande qui fut quelquefois exaucée.

Dieu opérait de nombreuses merveilles par les mains de ce fidèle disciple de saint François d'Assise et de saint Pierre d'Alcantara. Prophéties, visions, extases, bilocation (présence en deux lieux à la fois), sont des preuves étonnantes de sa sainteté.

Comme dans ses vieux ans on lui recommandait de se ménager à raison de ses infirmités, et particulièrement quant à son dévouement aux malades et aux pauvres, il dit un jour :
" Je n'ai point d'infirmité qui m'empêche de travailler ; mais quand même, ne devrais-je pas sacrifier ma vie pour la même fin pour laquelle Notre Seigneur Jésus-Christ à été crucifié."

Il s'étudiait à cacher et à dissimuler le don des miracles et de prophétie dont Dieu l'avait favorisé à un si haut degré, attribuant les miracles qu'il opérait par la foi de ceux en faveur desquels ils étaient opérés, ou bien à l'intercession des Saints auprès desquels il se recommandait. Souvent, il ordonnait à ceux auxquels il rendait la santé de prendre quelque médecine, afin que la guérison pût être attribuée à un remède purement naturel.
Quant à ses prophéties, qui sont en grand nombre, il affectait de juger d'après l'analogie et l'expérience. Ainsi, pendant l'épouvantable tremblement de terre qui eut lieu à la saint André en 1735 à Naples, comme les religieuses de plusieurs couvents n'osaient pas aller à leurs dortoirs, il les rassura en leur disant qu'après quelques secousses seulement, il cesserait sans causer le moindre préjudice à la ville ou à ses habitants. Quelqu'un lui ayant demandé quelle raison il avait de s'exprimer d'une manière aussi positive, il dit :
" Je suis sûr qu'il en arrivera ainsi parce que c'est ainsi qu'il en est arrivé précédemment."

Dans la pratique de toutes ces vertus et favorisé de grâces toutes privilégiées, sur lesquelles ce n'est pas le lieu ici de s'étendre (nous renvoyons le lecteur à la notice que lui consacrent les Petits bollandistes : http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k30733g), notre Saint passa ainsi les jours de son pélerinage ici-bas, glorifiant Dieu, donnant l'aumône, secourant les malades et faisant le bien, jusqu'au moment où il plut à Notre Seigneur de mettre un terme à sa carrière, non sans lui avoir fait connaître à l'avance les circonstances et le temps de sa mort.

Le temps où elle arriva, un de ses neveu lui écrivit de Vienne pour lui dire qu'il serait de retour à Naples au mois de mai suivant. Notre Saint lui répondit qu'il ne le trouverait pas vivant. Une semaine avant de passer, il s'entretenait avec son frère François et lui dit :
" Jusqu'ici, je ne vous ai encore rien demandé, faites moi la charité de prier le Tout-Puissant pour moi vendredi prochain, vous entendez ? Vendredi prochain, souvenez-vous en, n'oubliez pas."
Ce fut le jour même de sa mort.

A peine eut-il rendu l'âme qu'il se manifesta à plusieurs personnes dans un état glorieux. A l'heure de son départ, le duc de Monte-Lione, qui se promenait dans son appartement, aperçut saint Jean-Joseph dans son salon, en parfaite santé, environné d'une lumière toute surnaturelle, et quoiqu'il l'eut laisser très malade à Naples quelques jours plus tôt lors de la dernière visite qu'il lui avait faite.
Le duc s'écria :
" Quoi ! Père Jean-Joseph, êtes-vous donc si subitement rétabli ?"
A quoi le Saint répondit avant de disparaître :
" Je suis bien et heureux."


Procession de saint Jean-Joseph de la Croix (29 septembre).
Sur l'île d'Ischia, on porte la châsse contenant
le corps incorrompu de notre Saint.

Après son inhumation, des miracles sans nombres attestèrent les vertus et la gloire de notre Saint. Ces prodiges déterminèrent le pape Pie VI à l'inscrire au catalogue des bienheureux le 15 mai 1789 ; Pie VII reconnut deux nouveaux miracles le 27 avril 1818 ; Léon XII donna le décret, le 29 septembre 1824, permettant de procéder à sa canonisation ; et Grégoire XVI en fit la cérémonie solennelle le 26 mai 1839.

00:15 Publié dans J | Lien permanent | Commentaires (0)

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