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dimanche, 26 février 2017

26 février. Saint Porphyre, évêque de Gaza en Palestine, et sainte Irène, vierge. 420.

Saint Porphyre, évêque de Gaza en Palestine, et sainte Irène, vierge. 420.

Pape : Saint Boniface Ier. Empereur romain : Flavius Honorius.

" Les hommes sont étrangers et pélerins sur la terre."
Heb., XI, 14.


Saint Porphyre de Gaza.
Fresque de l'église du Saint-Sauveur de Jérusalem.
 

Saint Porphyre, né à Thessalonique en 353, de parents riches et vertueux, fut élevé dans la piété, dans la crainte de Dieu ainsi que dans les sciences divines et humaines.

A l'âge de vingt-cinq ans, l'amour divin lui fit abandonner toutes les richesses de la terre, quitter son pays et ses parents pour embrasser la vie religieuse dans un monastère de Scété en Egypte. Après cinq ans de vie austère, ayant reçu de ses supérieurs l'ordre de partir, à cause de sa santé délabrée, il se rendit en Terre Sainte, et parvint extrêmement malade à Jérusalem.

A Thessalonique, il n'avait pu faire le partage de ses richesses avec ses frères qui étaient trop jeunes, il n'avait pas encoore exécuté le précepte de l'Evangile de vendre tout son bien et de le distribuer aux pauvres. Il envoya donc, depuis Jérusalem, un jeune homme nommé Marc, afin qu'il fît procéder à ce partage. Marc, qui deviendra son fidèle disciple, rapporta le lot de saint Porphyre qui consistait en 4 400 écus d'or et quantité de meubles précieux.

 

Quant Marc arriva, il fut très heureusement surpris de trouver notre Saint en pleine santé. Saint Porphyre lui raconta qu'il s'était, presque à l'article de la mort, traîné jusqu'au Calvaire, que Notre Seigneur Jésus-Christ lui était apparu sur la Croix, lui avait mis une croix sur les épaules et que d'un coup il avait été guéri et ne ressentait plus depuis aucune souffrance.

Les richesses rapportées de Thessalonique furent distribuer aux pauvres de jérusalem et aux monastères environnants. C'est bien Dieu Lui-même qui dirigeait Son serviteur vers la Palestine, où la réputation de ses vertus et de son mérite le fit bientôt élever au siège épiscopal de Gaza.

A l'âge de quarante ans, Prayle, patriarche de Jérusalem, l'ordonna prêtre, et lui confia la garde du bois adorable de Notre Sauveur. Trois ans plus tard, il fut fait évêque de Gaza, en Palestine, par Jean, archevêque de Césarée, métropolitain de cette province, saint homme, auquel le clergé et le peuple avaient remis cette élection, parce qu'il n'avaient pu s'accorder. Ainsi, au lieu de ne penser qu'à expier ses péchés, comme il le disait lui-même, il se trouva engagé à travailler à l'expiation de ceux des autres. Dès qu'il fut sacré, il se rendit à Gaza, où les idolâtres, dont cette ville était toute remplie, le regardèrent comme le plus grand ennemi de leurs dieux.


Eglise de La Nativité. Gaza.
 
Un jour qu'il avait du quitter sa maison épiscopale pour échapper à la fureur des idolâtres, il se réfugia avec un de ses prêtres dans une maisonnette habitée par une pauvre femme et sa petite fille. Celle-ci s'appelait Irène et avait quatorze ans.

Reconnaissant l'évêque, la jeune fille, qui se trouvait seule à ce moment, se jeta à ses pieds et le vénéra. L'évêque lui demanda le nom de ses parents.
" Je n'ai plus ni père ni mère, j'ai seulement une vieille grand-mère que je nourris avec moi de mon travail.
- Etes-vous Chrétienne mon enfant ?
- Non, mais je désire le devenir.
Que ce peuple est porté au bien ! Si l'ennemi n'y mettait pas obstacle... Mais Dieu sera le maître !"


Puis, il pria Irène de leur prêter une place sur la terrasse de la maison pour se reposer et de ne dire à personne qu'ils y fussent. Sainte Irène s'exécuta et fit preuve d'une grande générosité et d'un zèle si touchant dans le service de notre Saint que celui-ci en pleura tendrement.


Autel d'une chapelle de l'église de La Nativité. Gaza.
  
Bientôt, parmi les nombreux prodiges au moyen desquels il triompha de l'endurcissement des ennemis de Notre Seigneur Jésus-Christ, une sécheresse extraordinaire désola la contrée. Les prêtres des idoles offrirent sans succès sacrifices sur sacrifices à leurs dieux ; le fléau devint intolérable, et la famine faisait de nombreuses victimes.

Saint Porphyre ordonna des prières spéciales. Un jour de jeûne fut fixé, et on se réunit un soir dans la plus grande église de la ville, où l'assemblée chrétienne chanta durant toute la nuit, dans l'attitude de la pénitence, des invocations à Dieu et aux Saints.


Eglise Notre-Dame édifiée dans une grotte sur le lieu-dit " Aïn el habis ".
Monastère Saint-Jean-du-Désert, près de Jérusalem *. Ve.
 
Le lendemain, une procession fut faite hors de la ville, aux tombeaux des martyrs ; mais quand elle revint, les païens avaient fermé toutes les portes de la cité. Les Chrétiens, tombant à genoux, redoublèrent d'instances près de Dieu. Tout à coup le ciel jusque-là serein se couvrit de nuages, et une pluie torrentielle tombe pendant deux jours sur la contrée. A cette vue, les païens ouvrent les portes et s'écrièrent :

" Le Christ a vaincu !"
Ce prodige détermina la conversion d'un très grand nombre d'idolâtres.

Tous les nombreux miracles de Porphyre avaient pour but la conversion des âmes. Un jour qu'il traversait la mer sur un navire, une tempête affreuse éclata, le naufrage était inévitable. Mais Porphyre, éclairé de Dieu, déclara au pilote que la tempête cesserait dès qu'il aurait abjuré l'hérésie d'Arius. Le pilote, étonné de voir un homme qui lisait dans les coeurs, abjura aussitôt l'erreur, et les flots devinrent calmes.


L'église de La Nativité. Les Chrétiens de Gaza gardent leur église...
Contre qui ? Les ennemis des Chrétiens sont les mêmes
qu'au temps de saint Porphyre, bien entendu...
Gaza. Palestine.
 
Cependant, saint Porphyre n'avait pas oublier sainte Irène, sa petite bienfaitrice. Lorsque Gaza fût presque entièrement débarrassée des Idolâtres et des hérétiques ariens, il l'envoya quérir. Notre Sainte vint avec une de ses tantes et sa grand-mère. Saint Porphyre les secoura, car elles étaient bien pauvres, les instruisit, et les admit au baptême.

Le saint évêque demanda alors à sainte Irène si elle ne voulait pas s'établir, en lui promettant de la doter et de lui présenter un futur mari chrétien.
" Mais, saint père, vous m'avez déjà donner un Epoux, et vous ne voudrez pas que j'en accepte un autre.
- Mais quel Epoux ma fille ?
- Le Sauveur de mon âme, l'Epoux des vierges."

Le saint prélat se mit à pleurer de joie. Il la renvoya donc en sa maison, lui recommandant de mener une vie et une conduite digne de sa vocation.

Quelques temps plus tard, à la suite du décès de sa grand-mère, saint Porphyre confia sainte Irène à la conduite de la diaconesse Manaris. Un grand nombre de jeunes filles suivirent l'exemple de sainte Irène, qui mourut dans sa virginité baptismale en 490.

Porphyre, en mourant le 26 février 420, laissa Gaza entièrement chrétienne et délivrée des Idolâtres comme des hérétiques.

* Merci à " Basile ", qui a bien voulu nous corriger et nous préciser que le lieu-dit " Aïn el habis " signifie " la source de l'ermite " et se trouve au monastère Saint-Jean-du-Désert près de Jérusaleme et non pas près de Gaza. Selon la tradition, c'est dans ce désert que saint Jean-Baptiste enfant et sa mère sainte Élisabeth se soustrayèrent à la fureur du roi Hérode.

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http://fr.custodia.org/default.asp?id=1943

00:15 Publié dans P | Lien permanent | Commentaires (1)

Commentaires

Cette grotte que vous situez près de Gaza se situe en réalité au monastère Saint-Jean-du-Désert près de Jérusalem (Even Sapir). Je connais bien cet endroit pour y avoir vécu une dizaine d’années.

L'endroit abrite une source que l'on appelle " la source de l'ermite ", " Aïn el habis ". Selon la tradition c'est le désert de saint Jean-Baptiste enfant lorsqu'il dut fuir, avec sa mère sainte Élisabeth, la fureur du roi Hérode.

http://fr.custodia.org/default.asp?id=1943

Écrit par : Basile | samedi, 03 novembre 2012

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