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mardi, 14 juin 2016

14 juin. Saint Basile le Grand, archevêque de Césarée, docteur de l'Eglise. 379.

- Saint Basile le Grand, archevêque de Césarée, docteur de l'Eglise. 379.
 
Pape : Saint Damase Ier. Empereur romain d'Orient : Théodose Ier.
 
" Il regrettait profondément une chose, c'était de ne pouvoir endurer plusieurs martyres pour la défense de la vérité."
St Grégoire de Naziance. Orais. fun. de saint Basile.
 

Saint Basile naquit à Césarée, métropole de la Cappadoce, dans la fin de l'année 329. Ses parents étaient né aussi à Césarée mais son père était originaire du Pont (Le Pont-Euxin est un dérivée du grec et signifie " Mer amicale " : il s'agit de l'autre nom de la Mer Noire) et sainte Macrine était sa grand-mère qui avait avec son mari enduré de cruels tourments pour la défense de la foi. Ses parents étaient saint Basile l'Ancien et sainte Emmélie. Ils étaient plein de piété chrétienne et Dieu les bénit en leur donnant dix enfants. Quatre garçons vécurent et trois d'entre eux fleurirent au monde par leur émminente sainteté : notre saint, saint Grégoire de Nysse et saint Pierre de Sébaste.

Doué d'un heureux génie, Basile s'éleva vite au niveau des grands hommes, non moins qu'à la hauteur des Saints :
" Il était, dit son ami Grégoire de Nazianze, au-dessus de son âge par son instruction, au-dessus de son instruction par sa vertu ; il était rhéteur avant d'avoir étudié l'art des rhéteurs, philosophe avant d'avoir étudié la philosophie, prêtre avant d'avoir reçu le sacerdoce."
Ses aptitudes universelles, sa rare modestie, ses vertus éminentes, lui conciliaient l'estime et l'admiration de tous.

Saint Basile le Grand et saint Amphilogue, baptême
de saint Amphilogue par saint Basile.
Speculum historiale. Vincent de Beauvais. XVe.

A vingt-trois ans, il parut à Athènes et se lia avec Grégoire de Nazianze, au point que tous les deux ne faisaient qu'un coeur et qu'une âme. De retour en son pays, les applaudissements qu'il reçut l'exposèrent à une tentation de vaine gloire dont il fut si effrayé, qu'il embrassa l'état monastique pour y vivre dans l'oubli du monde et la pénitence ; il fonda plusieurs monastères, écrivit, pour les diriger, des ouvrages ascétiques très estimés et traça des règles de vie religieuse demeurées célèbres.

Un très léger repas par jour, un sommeil très court sur la dure, de longues veilles, un vêtement léger par les temps les plus froids, tel était l'ordinaire de ce saint austère, " dont la pâleur, dit saint Grégoire, annonçait un mort plutôt qu'un vivant ".
Basile eut à souffrir d'infirmités continuelles ; dans le temps de sa meilleure santé, dit-il lui-même, il était plus faible que ne sont les malades abandonnés des médecins. Malgré sa faiblesse, il châtiait son corps et le réduisait en servitude.


Saint Basile le Grand et l'empereur Valens.
Speculum historiale. Vincent de Beauvais.XVe.

Le zèle contre l'hérésie d'Arius le fit un jour sortir de sa retraite, et bientôt il courbait la tête sous le fardeau de l'épiscopat. Ni les intrigues, ni les menaces n'eurent jamais prise sur cette grande âme. Un préfet le mande un jour et lui enjoint d'obéir à Valens (il avait succédé à Julien l'Apostat, mort lors de son expédition en Perse en 363), sous peine de confiscation de ses biens, de l'exil, des tourments, et de mort :
" Faites-moi d'autres menaces, dit Basile, car il n'y a rien là que je puisse craindre ; le premier coup suffira pour achever mes peines ; la mort m'unira à mon Dieu."
L'empereur dut s'avouer vaincu.
Quoique le fils de Valens eût été guéri par saint Basile (il était tombé malade après que Valens eût tenté de subvertir notre saint) et que l'empereur se fût engagé à laisser le saint archevêque et son diocèse en paix, subjugué à nouveau par les hérétiques ariens, il recommança à entreprendre saint Basile puis à vouloir signer l'ordre de son exil. Les stylets de roseau qu'il prit pour signer cet arrêt se brisèrent tous, se refusant à être les instruments de l'iniquité, et Valens finit par laisser saint Basile en paix.

Le saint pontife mourut à cinquante et un ans, ne laissant pas de quoi se faire élever un tombeau de pierre.


Mort de saint Basile le Grand.
Speculum historiale. Vincent de Beauvais.XVe.
 
ECRITS

Des oeuvres de saint Basile le Grand, saint Grégoire de Naziance écrivit :
" Quand je lis son traité de la Création, il me semble voir mon Créateur tirer toutes choses du néant. Quand je lis ses ouvrages contre les hérétiques, je crois voir le feu de Sodome tomber sur les ennemis de la foi et réduire en cendre leurs langues criminelles. Si je parcours son livre du Saint-Esprit, je sens en moi l'opération de Dieu, et je ne crains plus d'annoncer hautement la vérité. En lisant son explication de l'écriture sainte, je pénètre dans l'abîme le plus profond des mystères. Ses panégyriques des martyrs me font mépriser mon corps et m'inspirent une noble ardeur pour le combat. Ses discours moraux m'aident à purifier mon corps et mon âme, afin que je puisse devenir un temple digne de Dieu et un instrument propre à le louer, à le bénir et à manifester sa gloire avec sa puissance."
 
PRIERE
 
" N'est-ce pas vous avoir assez loué, grand Pontife, que d'avoir seulement énoncé vos œuvres ? Puissent-elles, ces œuvres, trouver de nos temps des imitateurs ! Car, l'histoire le montre clairement, ce sont les saints de votre taille qui font la grandeur d'une époque et son salut. Le peuple le plus éprouvé, le plus abandonné en apparence, n'a besoin que d'un chef docile en tout, docile jusqu'à l'héroïsme aux inspirations de l'Esprit toujours présent dans l'Eglise, et ce peuple portera la tempête, et il vaincra enfin ; tandis que lorsque le sel de la terre est affadi (Matth. V, 13.), la société se dissout, sans qu'il soit même besoin d'un Julien ou d'un Valons pour la mener à sa perte. Obtenez donc, ô Basile, des chefs tels que vous à notre société si malade ; que l'étonnement de Modestus se reproduise en nos jours ; que les successeurs des préfets de Valens rencontrent partout un évêque à la tête des églises : et leur étonnement sera pour nous le signal du triomphe ; car un évêque n'est jamais vaincu, dût-il passer par l'exil ou la mort. En même temps que vous maintiendrez les pasteurs des Eglises à la hauteur de cet état de perfection Où les veut l'onction sainte, élevez aussi le troupeau jusqu'aux voies de la sainteté que son christianisme suppose.

Ce n'est pas aux moines seulement qu'il a été dit : " Le royaume des cieux est en vous "
(Luc. XVII, 21.). Vous nous apprenez (Basil. Epist. 8, al.  III.) que ce royaume des cieux, cette béatitude qui déjà peut être la nôtre, est la contemplation qui nous est accessible ici-bas des réalités éternelles, non par la claire et directe vision, mais dans le miroir dont parle l'Apôtre.  Quelle absurdité, ainsi que vous le dites, de ne cultiver, de ne nourrir dans l'homme que les sens affamés de matière, et de refuser au seul esprit son libre jeu et sa pâture ! L'esprit ne s'élance-t-il pas de lui-même vers les régions de l'intelligible pour lequel il est fait ? Si son essor est laborieux, c'est que les sens ont prévalu contre lui. Apprenez-nous à le guérir par la foi et l'amour, qui lui rendront l'agilité du cerf et relèveront sur les montagnes.

Répétez aux hommes de notre temps qui pourraient l'oublier, que le souci d'une foi droite n'est pas moins nécessaire à cette fin que la rectitude de la vie. Hélas ! vos fils en trop grand nombre ont oublié que tout vrai moine, tout vrai chrétien, déteste l'hérétique
(Sermo de ascetic. discipl. Quomodo monachum ornari oporteat.). Bénissez d'autant mieux ceux que tant d'épreuves continues n'ont pu ébranler; multipliez les retours ; hâtez le jour heureux où l'Orient, secouant le double joug du schisme et de l'Islam, reprendra dans le bercail unique de l'unique pasteur une place qui fut si glorieuse.

Pour nous qui sommes en ce moment prosternés à vos pieds , Ô Docteur de l'Esprit-Saint, défenseur du Verbe consubstantiel au Père, faites que comme vous nous vivions toujours à la gloire de la Trinité sainte. Vous l'exprimiez dans une admirable formule : " Etre baptisé dans la Trinité, croire conformément à son baptême, glorifier Dieu selon sa foi ", c'était pour vous l'essentielle base de ce que doit être le moine (Ibid.) ; mais n'est-ce pas aussi tout le chrétien ? Faites-le comprendre à tous, et bénissez-nous."
 
Rq : On trouvera une grande partie des écrits de saint Basile le Grand à partir du lien suivant : http://www.abbaye-saint-benoit.ch/saints/basile/index.htm

00:15 Publié dans B | Lien permanent | Commentaires (0)

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