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dimanche, 25 juin 2017

25 juin. Saint Salomon, roi et martyr en Bretagne. 874.

- Saint Salomon, roi et martyr en Bretagne. 874.
 
Pape : Jean VIII. Rois de Bretagne : Erispoë (prédécesseur) ; Alain Ier le Grand (successeur après plusieurs conflits).
 
" Le soleil de justice, qui est Notre Seigneur Jésus-Christ même, s'est levé chez vous, et les ténèbres de l'infidélité se sont dissipées. Nous prions le Dieu tout puissant que, comme il vous a fait la grâce de connaître la vraie foi, il vous accorde aussi celle de produire de bonnes oeuvres."
Nicolas Ier, pape. Lettre à saint Salomon.
 
Saint Salomon accordant des privilèges à une terre qu'il donne pour
la fondation d'un monastère. Verrière de l'église Saint-Maxent.
Maxent. Bretagne.

Saint Salomon était de la race des anciens princes Bretons. Il était fort jeune, quand Rivallon, son père, mourrut, et son oncle Nominoé eut pour lui des soins et des bontés dont Salomon resta toujours reconnaissant.

Après la mort de Nominoé, en 851, il n'eut pas les mêmes égards ni le même attachement pour Erispoé, son successeur. Sous prétexte qu'il descendait du frère aîné de Nominoé, et qu'il avait plus de droits sur la Bretagne que son cousin, il se mit à caballer contre lui, et obtint du roi Charles-le-Chauve, en 853, le tiers de la Bretagne, sous la suzeraineté d'Erispoé.

Cette première satisfaction le rendit paisible pendant quelques années. Mais en 857, craignant de voir passer la couronne sur une autre tête, par le mariage de la fille de son rival, il ourdit une noire conspiration, et ne craignit pas de poursuivre Erispoé jusque dans une église, et de l'assassiner sur l'autel même.

Les Bretons, ignorant ce crime, acceptèrent Salomon pour roi, et l'aidèrent à repousser les Francs qui cherchaient à envahir la Bretagne. A part son crime, Salomon avait toutes les qualités que l'on peut souhaiter dans un prince : une taille majestueuse, la science de la guerre, un courage intrépide; il fît aussi paraître depuis beaucoup de justice et de piété.

Mais Dieu, qui ne laisse jamais le crime impuni, suscita à Salomon une foule d'affaires et d'épreuves qui servirent à expier son péché et à sanctifier son âme. Sans parler des guerres qu'il eût à soutenir contre les Francs et contre les Normands, il dût s'occuper des évêques injustement déposés, en 847, par Nominoé, et cette épineuse affaire lui occasionna bien des correspondances et bien des embarras, soit avec les évêques, soit avec le pape lui-même.
 

Eglise Saint-Salomon de Mezzer-Salün (" martyr de Salomon ")
et aujourd'hui " La Martyre ". Léon. Bretagne.

Sans compter les pénitences qu'il accomplissait, Salomon, pour se purifier de plus en plus, multipliait les bonnes oeuvres, bâtissait le monastère de Plélan ou de saint-Maixent, et le comblait de dons magnifiques.

Cependant, une conspiration se trâmait aussi contre Salomon : la peine du Talion lui était réservée. Surpris par les conjurés et incapable de résister, il prit la fuite et se réfugia dans un petit monastère aux confins du Poher et du Léon, dans une paroisse appelée jadis Mezzer-Salün (" martyr de Salomon "), et aujourd'hui " La Martyre " (Finistère).

Les rebelles investirent sa retraite le 23 juin 874. Un reste de religion les empêcha de rien entreprendre contre lui le jour suivant, fête de la nativité de saint Jean Baptiste. Ils lui envoyèrent seulement un évêque pour l'engager à quitter son asile et à se rendre volontairement pour éviter la profanation possible du lieu saint. Salomon, résigné à tout, se munit du Sacrement de l'Eucharistie et se présenta devant ses ennemis avec un courage magnanime. Les Bretons, frappés de respect, n'osèrent tirer l'épée contre lui, et ils le livrèrent à Fulcoald, et à quelques autres Français qui lui firent crever les yeux par son propre filleul.

Le vieux roi ne pût survivre à ce cruel supplice et fût trouvé mort le lendemain, 25 juin 874. C'est encore le jour où l'Eglise de Vannes honore sa mémoire.

Le corps du roi Salomon fût inhumé dans le monastère de Plélan ou de Saint-Maixent, conformément aux désirs qu'il avait exprimés de reposer auprès de la reine Wembrit. Plus tard, ce corps fut enlevé, probablement pendant les ravages des Normands, et transporté, paraît-il, jusqu'à Pithiviers, au diocèse d'Orléans, où une église fût érigée en son honneur. Cependant une partie de ses reliques resta ou revint en Bretagne, car l'église de Saint-Salomon, à Vannes, possédait quelques ossements de ce saint roi jusqu'à la révolution. Depuis la destruction de l'église de Saint-Salomon en 1793, les reliques ont été transférées à la cathédrale, où elles sont encore l'objet de la vénération des fidèles.

Rq : On lira avec fruit la conséquente notice que dom Lobineau consacre à saint Salomon dans " Les vies des saints de Bretagne " (pp 193 et suiv.) : http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k114592x.pagination

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