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lundi, 12 décembre 2016

12 décembre. Saint Corentin, premier évêque de Quimper. 460.

- Saint Corentin, premier évêque de Quimper-Corentin. 460.

Pape : Saint Léon Ier le Grand. Roi de Cornouailles : Salomon Ier ; Aldrien.

" Surpassez les autres par le mérite autant que vous les surpassez par le rang."
Saint Isidore d'Espagne.


Statue de saint Corentin. Institution
Notre-Dame de Kerbertrand. Quimperlé. Bretagne.

Nous empruntons au Frère Albert Le Grand, prêtre de l'Ordre des Frères Prêcheurs de Morlaix et de sa Vie des Saints de la Bretagne Armorique (1636) la notice qu'il a composée pour notre grand et saint évêque :

Saint Corentin, premier Evesque de Cornoüaille, en la Bretagne Armorique, nasquit au même Diocese, environ l'an 375, treize ans avant que le tyran Maxime passast ès Gaules, et fut, dés son enfance, instruit par ses parents en la Religion Chrestienne ; ayant esté, par une grace et protection speciale de Dieu, preservé pendant les guerres que le Roy Conan Meriadec fit aux garnisons Romaines, qu'il chassa entierément de Bretagne, il s'adonna tout de bon au service de Dieu ; et, pour mieux y vacquer, et faire un perpétuel divorce avec le monde, il se retira en une solitude, dans une forest en la Paroisse de Plou-Vodiern, au pied de la montagne de saint Cosme, où il bastit un petit Hermitage près d'une fontaine, et, tout joignant un petit Oratoire ; passant en ce lieu les nuits & les jours en prieres et Oraisons, inconnu et retiré de toute conversation humaine, mais chery et consolé de Dieu, qui jamais n'oublie ceux qui, pour son Amour, oublient toutes choses, et fortifié de sa grace contre les attaques et tentations de ses ennemis, et comblé de ses celestes et divines caresses. Pour sa nourriture et sustentation en cette solitude, Dieu faisoit un miracle admirable et continuel ; car, encore qu'il se contentast de quelques morceaux de gros pain, qu'il mendioit quelques fois és villages prochains, et quelques herbes et racines sauvages, que la terre produisait d'elle-mesme, sans travail ny industrie humaine, Dieu luy envoya un petit poisson en sa fontaine, lequel, tous les matins, se presentoit au Saint, qui le prenoit et en coupoit une piece pour sa pitance, et le rejetoit dans l'eau, et, tout à l'instant, il se trouvoit tout entier, sans lesion ny blesseure, & ne manquoit, tous les matins, à se présenter à saint Corentin, qui faisoit toûjours de mesme.

En mesme temps, vivoit un saint Prestre solitaire, nommé Primael, ou Primel, lequel menoit une vie fort sainte dans une forest en Cornoüaille (1). Saint Corentin l'alla visiter, pour recevoir de luy quelques salutaires instructions ; saint Primaël le recueillit gracieusement, et passerent les deux Saints le reste de la journée en saints propos et colloques spirituel, & la nuit suivante en prieres et Oraisons. Le matin, saint Corentin desira dire la Messe en l'Oratoire de saint Primael, qui, luy ayant disposé tout ce qui estoit requis & necessaire, s'en alla querir de l'eau à une fontaine assez éloignée de son Hermitage ; Saint Corentin l'ayant longtemps attendu, sortit de la Chapelle et vit venir le saint vieillard tout doucement et à petits pas tant pour sa lassitude et que la fontaine estoit loin de là, que parce qu'il estoit boiteux. Saint Corentin, le voyant tout hors d'haleine, en prit pitié et supplia Nostre Seigneur de luy octroyer de l'eau plus prés de son Hermitage ; puis, dit la Messe, pendant laquelle il reïtera son Oraison ; Dieu exauça sa priere, car au lieu mesme où il mit son baston en terre, après la Messe, il rejaillit une source d'eau, dont les deux Saints rendirent graces à Dieu ; et, ayant séjourné quelques jours avec saint Primaël, il s'en retourna en son Hermitage à Plovodiern.

Encore qu'il tâchast à se derober de la hantise et conversation des hommes, si ne se peut-il tellement cacher, que la reputation de sa Sainteté ne retentit par toute la Bretagne, de sorte que deux Personnages de grande sainteté le vinrent visiter en son Hermitage (2) ; saint Corentin les receut fort humainement ; et, pour les festoyer, leur dressa des crépes (à la mode du païs) qu'il accomoda de quelque peu de farine qu'on luy avoit donnée par aumône és villages prochains ; mais Dieu, qui ne délaisse ceux qui ont jetté en luy toute leur espérance, pourveut miraculeusement à la nourriture de ses serviteurs ; car saint Corentin, estant allé puiser de l'eau à la fontaine, la trouva pleine de belles et grosses anguilles, dont il en prit autant qu'il luy fut nécessaire pour festoïer ses hotes, lesquels se retirerent, loüans Dieu qui, par des miracles si signalez, témoignait la Sainteté de son serviteur saint Corentin.


Saint Corentin. Faïencerie Henriot. Quimper. XIXe.

En ce temps-là, le Roy Grallon, qui avoit succedé à Conan Meriadek, se tenoit, avec toute sa Cour, en la Ville de Kemper-Odetz, capitale du Comté de Cornoüaille. Un jour, estant allé à la chasse, il donna jusques dans la forest de Nevet (qui n'est plus), en la Paroisse de Plovodiern, proche l'Hermitage de saint Corentin ; et, ayant chassé tout le jour, sur le soir, il s'égara dans la forest, et enfin se trouva prés l'Hermitage du Saint, avec une partie de ses gens, ayans tous bon appétit ; ils descendirent et s'adresserent au Saint Hermite, luy demanderent s'il ne les pourroit pas assister de quelques vivres ?
" Oüy (répondit-il), attendez un petit, & je vous en vays querir."

Il s'en alla à sa fontaine, où son petit poisson se représenta à luy, duquel il en coupa une piece de dessus le dos et la donna au maistre d'hôtel du Roy, luy disant qu'il l'apprestast pour son maistre & les Seigneurs de sa suite; le maistre d'hôtel se prit à rire et se mocquer du Saint, disant que cent fois autant ne suffiroit pour le train du Roy. Neanmoins, contraint par la nécessité, il prit ce morceau de poisson, lequel (chose étrange !) se multiplia de telle sorte, que le Roy et toute sa suite en furent suffisamment rassasiez. Le Roy, ayant vu ce grand Miracle, voulut voir le poisson duquel le Saint avoit coupé ce morceau et alla à la fontaine, où il le vit, sans aucune blessure, dans l'eau ; mais quelque indiscret (que la Prose, qui se chante le jour de la Feste du Saint, dit avoir esté de l'Evesché de Leon) en coupa une pièce pour voir s'il deviendrait entier, dont il resta blessé, jusqu'à ce que saint Corentin y vint, qui, de sa Benediction, le guerit, et luy commanda de se retirer de là, de peur de semblable accident, à quoy il obéït (3).

Le Roy Grallon, ravy de ces merveilles, se prosterna aux pieds du saint Hermite et luy donna toute sa forest & une maison de plaisance qu'il avoit en ladite paroisse de Plovodiern ; puis, s'étant recommandé à ses prières, il se retira à Kemper-Odetz. Saint Corentin convertit cette maison que le Roy luy avait donnée en un Monastere, où, ayant amassé nombre de saint Religieux, il vivoit en grande sainteté & austerité.


Cathédrale Saint-Corentin. Quimper. Bretagne.

Le Saint, sachant combien il importoit au bien de la république que les enfans des seigneurs et gentilshommes fussent, de bonne heure, élevez et dressez à la vertu, prenoit le soin de les instruire ; et, à cette fin, il avoit un nombre de pensionnaires en son Monastere, entre lesquels les plus signalez furent Wennolé, Tugdin et Jacut, lesquels, depuis, furent Abbez en trois celebres Monasteres. Quelque temps après, le Roy Grallon fut supplié par les seigneurs et tout le Peuple de procurer l'erection d'un Evesché à Kemper-Odetz, pour le Comté de Cornoüaille, le Roy s'y accorda, et, ayant fait toutes les dépêches requises, nomma saint Corentin à ce nouveau Evesché, et, l'ayant mandé, l'envoya à Tours vers saint Martin, Archevesque dudit lieu, pour estre par luy sacré, luy donnant pour compagnons Gwennolé & Tugdin (4), pour estre benits Abbez de deux Monasteres qu'il vouloit édifier. Ils furent gracieusement receus du saint Archevesque, lequel, au desir des lettres du Roy, consacra saint Corentin, mais ne voulut benir les deux autres, disant que c'estoit à faire à luy à benir les Abbez de son Diocese. Les Saints, ayans achevé leur legation, s'en retourneront à Kemper-Odetz, où le Roy, avec toute sa Cour, les receut, et fut dressé une entrée Episcopale et solemnelle à saint Corentin, qui prit possession de son Siège et celebra Pontificalement la Messe.

Le Roy vint à l'offrande & offrit à Dieu et au saint Prélat son palais qu'il avoit dans Kemper (5) et grand nombre de terres et possessions ; les princes et seigneurs de sa Cour, à son exemple, en firent de mesme, chacun selon ses moyens et facultez. Le lendemain, saint Corentin benit solennellement ses deux saints disciples, Abbez, destinant Gwennolé pour le Monastere de Land-Tevenec, que le Roy Grallon fonda quelque temps après. Ce pieux prince, non content des dons qu'il avoit faits au saint Evesque, fonda la Cathedrale, arrenta nombre de Chanoines ; et, pour laisser la Ville libre à saint Corentin, il en retira sa Cour et la transfera en la fameuse ville d'Is.

Saint Corentin, considérant que cette nouvelle dignité requeroit de luy une nouvelle sollicitude, commença, à bon escient, à cultiver son Diocese ; il confera les saints Ordres à bon nombre de vertueux personnages, lesquels il instruisoit pour les faire Recteurs de son Diocese, lequel il visita et distribua par paroisses et trèves, preschant partout d'une ardeur et zele admirables, non moins d'exemple que de vive voix, n'ayant relasché rien de ses austeritez ordinaires. Ayant saintement gouverné son troupeau quelques années, Dieu le voulut récompenser de ses travaux et luy envoya une maladie, qui l'affaiblit tellement, que, prévoyant l'heure tant désirée s'approcher, il fit venir tous ses Chanoines et Religieux, et, les ayant exhortez à l'Amour de Dieu et perseverance en leur vocation, il receut, en leur presence, ses Sacremens ; puis, leur ayant donné sa benediction, il rendit son Ame beniste és mains de son Createur, le 12 décembre l'an 401.

Son corps lavé fut revétu de ses Ornemens Pontificaux et porté dans son Eglise Cathedrale ; et son décez estant sceu par le Pays circonvoisin, il se rendit une si grande affluence de peuple à Kemper-Odetz, pour voir son saint Corps et le baiser, qu'on ne le pût si-tost enterrer qu'on s'estoit proposé ; les malades y alloient et estoient gueris ; les muets, sourds, boëteux, aveugles y receurent l'usage de leurs membres ; les demoniacles y furent délivrez, et plusieurs autres miracles s'y firent en témoignage de sa sainteté. Le Roy Grallon, qui s'estoit rendu à Kemper-Odetz, quand il eut avis de sa maladie, assista, avec sa cour, à son enterrement, qu'il fit faire avec autant de pompe et magnificence, que si c'eust esté pour luy mesme, et défraya le tout ; il fut ensevely dans le Choeur de sa Cathedrale devant le grand Autel, où Dieu a fait plusieurs miracles par son intercession, aucuns desquels nous rapporterons icy, à la gloire de Dieu & de son Saint, duquel la memoire fut si douce à ses citoyens, qu'ils donneront son Nom à leur Ville, l'appelans KEMPER-CORENTIN, & non plus KEMPER-ODETZ.


Cathédrale Saint-Corentin. Quimper. Bretagne.

Une damoiselle, ayant receu quelque faveur par les merites et intercessions de saint Corentin, fit voeu d'offrir quelque quantité de cire à son Eglise, et vint rendre son voeu ; comme elle s'approcha de l'Autel pour l'y présenter, le diable la tenta de le retenir, ce qu'elle fit ; mais la misérable fut punie sur le champ ; car la main qu'elle avoit tirée se ferma si fort, que, quelque effort qu'elle fit, elle ne la pût ouvrir ; se voyant punie de la sorte, elle s'en retourna au logis fort désolée, suppliant saint Corentin de luy impetrer l'usage de la main. Une nuit qu'elle prioit de grande ferveur, saint Corentin luy apparut, glorieux et resplendissant, et luy dit :
" Ma fille, quand vous aurez promis quelque chose à Dieu, ou à ses serviteurs, ne vous en dédites pas, mais accomplissez le gayement ; allez demain à mon Eglise et priez devant mon tombeau, et vous recevrez guerison."

Le lendemain, la femme alla prier au Sepulchre du Saint, où s'estant endormie, saint Corentin lui apparut de rechef et luy dit qu'elle estoit guerie ; elle, se reveillant là dessus, se trouva avoir le maniement de sa main libre, dont elle rendit graces à Dieu et à saint Corentin. Il apparut à un larron et le frappa de Paralysie, dont il ne pût jamais estre guery, qu'il n'eut restitué ce qu'il avoit dérobé. Quelques méchans, estans entrez de violence dans la maison d'un honneste Personnage, l'enfermerent dans un coffre, à dessein de l'y laisser mourir de faim ; ce pauvre homme eut recours à Dieu par l'entremise de saint Corentin, lequel parut en la chambre, tout éclatant et glorieux, et, du bout de sa Crosse, leva la serrure de ce coffre et délivra ce pauvre homme, qui, de ce pas, alla à son Eglise remercier Dieu et son serviteur saint Corentin. L'an de grace 1018, Alain Caignard, comte de Cornoüaille, pensa devenir aveugle, à cause d'une défluxion qui luy tomba sur les yeux ; à laquelle les médecins ne pouvoient remédier ; en cette affliction, la Comtesse Judith, sa femme, fille de Judicaël, Comte de Nantes, luy conseilla de faire voeu à saint Corentin, et promettre de donner quelques terres et heritages à son Eglise : il la crût, et ainsi, ayant fait dresser et signé les contrat des terres qu'il disposoit donner, il se fit porter à Kemper-Corentin, où il visita l'Eglise et fit sa priere, puis mit ces contrats sur l'Autel, offrant à Dieu et à saint Corentin les terres et héritages qui y estoient mentionnez, et, aussi-tost la défluxion se dissipa, et, du depuis, n'eut plus mal aux yeux. Ce saint corps demeura à Kemper jusques à l'an 878. que les Normands ayans pris terre en Cornoüaille, les Chanoines et Ecclesiastiques de Kemper se retirerent à Tours, emportans le tresor de leur Eglise, et, entre autres Reliques, le Corps de saint Corentin, qu'ils mirent en l'Eglise de saint Martin ; depuis, il fut transporté à Marmoutier, où il est reverement conservé.


Statue de saint Corentin. Eglise Saint-Méen. Arzano Bretagne.

(1) En voyant saint Corentin vivre en ermite dans la forêt de Névet, et aller faire visite à un autre solitaire plusieurs ont supposé que leurs ermitages étaient voisins ; c'est une erreur. M. de Kerdanet a très bien désigné le lieu sanctifié par saint Primael ; il est marqué par une chapelle aujourd'hui en ruines, dans la paroisse de Saint-Thois, non loin de la route de Quimper à Châteauneuf, sur un des points les plus pittoresques de cette contrée accidentée.

(2) L'ancienne Vie dit que ces visiteurs étaient saint Malo et saint Patern ; au nom du premier, dom Plaine a substitué le nom de saint Melaine dans la traduction ; encore aurait-il mieux valu qu'il se contentât de la note chronologique qu'il a placée sur le texte latin. - A.-M. T.

(3) Ce n'est pas du tout l'ancienne Vie qui indique la nationalité du serviteur de Grallon coupable d'avoir mutilé le poisson de saint Corentin. Et d'abord, ce personnage n'est pas un voleur ; Albert Le Grand l'appelle plus judicieusement " un indiscret " ; ce n'est donc pas à lui qu'il faut appliquer la fameuse strophe que l'on chantait trois fois dans la séquence ou prose usitée pour la fête de saint Corentin.

" Aperitur clausa manus,
Reddit furtum et fit sanus
Latro de Leonia."


Il s'agissait là d'un voleur de profession, et vraiment Léonard de naissance, qui étant venu à Quimper afin de pouvoir faire son métier dans la foule le jour où l'on consacrait la cathédrale, n'empara d'un peloton de fil de soie au détriment d'un pèlerin. Sa main se ferma sur l'objet du larcin et ne put s'ouvrir que quand le larron eut réclamé l'intervention du saint patron de la Cornouaille et promis la restitution. Non-seulement ce malheureux se convertit, mais il devint un zélé propagateur de la dévotion à saint Corentin. La tradition populaire (malencontreusement suivie par Albert Le Grand) a confondu le Léonard voleur de soie (illustré par la séquence) et le mutilateur du poisson. - A.-M. T.


Saint Corentin. Eglise Saint-Léger. Saint-Léger-des-Prés.
Diocèse de Rennes. Bretagne. XVIIIe.

(4) On sait peu de choses sur saint Tudy : il débuta dans la vie religieuse sous la discipline de saint Mandat, puis il vécut en solitaire à l'île qui porte son nom, et fonda une abbaye là où est aujourd'hui la belle église paroissiale de Loctudy (XIIe siècle). M. de la Borderie (tome III , p. 166) suppose que cette abbaye subsista peu de temps et qu'elle fut, non pas restaurée, mais remplacée par un nouveau monastère avant la fin du XIe siècle où l'on voit figurer dans deux chartes du duc Alain Fergent, les noms de deux abbés de saint Tudi : Guégon et Daniel. Ce nom d'abbé indique bien, il est vrai, des chefs de maisons monastiques ; mais il y eut à une époque très reculée un collège de chanoines ou de chapelains desservant l'importante église que les barons du Pont (Pont-l'Abbé) avaient érigée dans les dépendances de leur château, en l'honneur de saint Tudy ; on pourrait se demander si l'abbé de saint Tudy n'était pas le prélat de ce collège canonial. Parmi les reliques dont il a été parlé aux annotations de la Vie de saint Guénolé figurent celles de saint Tudy, portées du monastère d'Anaurot à l'île de Groix, et retrouvées au XIe siècle, sur les indications d'un moine de Sainte-Croix de Quimperlé. Conservées dans l'île, du moins en partie, jusqu'à la Révolution, elles sont aujourd'hui perdues. Saint Tudy est le patron de Groix, des deux paroisses qui portent son nom, et de plusieurs chapelles. Avec saint Primael, il est représenté dans un beau vitrail à la chapelle du Grand-Séminaire de Quimper. - A.-M. T.

(5) C'est-à-dire le château, situé au confluent de l'Odet et du ruisseau appelé le Frout. C'est en effet à cette place que saint Corentin bâtit la cathédrale et le monastère où il devait vivre entouré de ses religieux. Ce fut là le centre d'une ville nouvelle appelée en latin Corisopitum, (parce que les habitants de la contrée s'appelaient les Corisopites), et en breton Kemper qui veut dire confluent ; l'ancienne ville s'étendait sur les deux rives de l'Odet, mais en aval, là où sont les faubourgs de Locmaria et de Bourlibou, rejoints alors par un pont. Cette vieille cité s'appelait Civitas Aquilae ou Civitas Aquilonia.

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