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samedi, 15 avril 2017

15 avril. Saint Pierre Gonzalez, appelé plus usuellement saint Elme ou saint Telme, dominicain. 1248.

- Saint Pierre Gonzalez, appelé plus usuellement saint Elme ou saint Telme, dominicain. 1248.
 
Papes : Clément III ; Innocent IV. Rois de Léon : Alphonse IX ; Ferdinand III, de Castille.
 
" Il est bon Seigneur que Vous m'ayez humilié."
Saint Elme.
 

Saint Pierre Gonzalez naquit, l'an 1190, dans la ville d'Astorga, en Espagne, d'une famille distinguée. Son oncle, évêque de Palencia, charmé de ses talents, le pourvut d'un canonicat et le fit ensuite nommer doyen du Chapitre de sa cathédrale.

Le jour de sa prise de possession, Gonzalez, naturellement vaniteux, voulut traverser la ville sur un cheval superbement paré. C'est là que la Providence l'attendait : sa vanité se repaissait des applaudissements de la foule, quand le cheval se cabra, renversant dans la boue l'orgueilleux cavalier, au milieu des huées de la populace. Cette humiliation fut un coup de la grâce. Pierre se releva tout confus, et dit à haute voix :
" Puisque le monde se moque de moi, je me moquerai de lui à mon tour."
Il tint parole.
 

Saint Pierre Gonzalez. Eglise Saint-Dominique.
San Cristobal de las Casas. Chiapas. Mexique. XVIIIe.

Dans la solitude, le jeûne et la prière, il dompta son orgueil et devint un modèle de pénitence et d'humilité. Décidé à rompre entièrement avec le siècle, il se démit de sa dignité pour se faire humble enfant de Saint-Dominique et employer ses talents à gagner des âmes au Ciel.

Il passait la plus grande partie des nuits à méditer, à prier, à étudier, et consacrait le jour à instruire les fidèles. Les libertins fondaient en larmes à ses sermons, et venaient à ses pieds avouer leurs désordres : il fut l'instrument d'une multitude de conversions.


Saint Ferdinand III de Castille et Leon. Enluminure anonyme. XIIIe.

Le roi d'Espagne, saint Ferdinand III (il fut canonisé en 1671), voulut attacher Gonzalez à sa personne et l'emmener partout avec lui, même à la guerre. Le saint religieux profita de la confiance du prince pour procurer la gloire de Dieu et il vint à bout de réformer bien des désordres, vivant toujours à la cour ou dans les camps, avec la même austérité et la même régularité que dans le cloître.

Notre Saint accompagna Ferdinand III dans toutes ses expéditions contre les Maures, et eut une grande part à ses victoires par ses prières, par ses conseils, mais aussi par les réformes qu'il lui inspira et qui touchaient aux moeurs des soldats et de leurs chefs.


Gravure de Manuel Pablo Nunez. XVIe.

La prise de Cordoue, en 1236, fut pour lui une occasion de déployer son zèle. Il modéra l'ardeur des vainqueurs, sauva l'innocence des vierges de l'insolence des soldats, et fit épargner le sang ennemi. Il exorcisa et purifia les mosquées dont beaucoup avaient été des églises aux premiers temps des Espagnes.

La grande mosquée de Cordoue fut ainsi changée en cathédrale. On y trouva les cloches et les ornements que les Maures avaient fait apporter de Compostelle, deux cents ans auparavant, sur les épaules des Chrétiens. Ferdinand III obligea les vaincus à les rapporter à Compostelle de la même manière.


Saint Pierre Gonzalez. Statue votive. Ecouen. XVIIe.

Quelques seigneurs licencieux résolurent de le perdre et gagnèrent à prix d'argent une courtisane pour le séduire. Gonzalez, comprenant les intentions de la malheureuse, allume un grand feu et se place au milieu, enveloppé de son manteau. A la vue de ce prodige, la misérable tombe à genoux et se convertit sincèrement ; les seigneurs qui l'avaient gagnée en firent autant.

Cependant, malgré toutes les sollicitations du roi, Gonzalez quitta la cour : ayant assez fait pour les grands, il aspirait à instruire et à consoler les pauvres habitants des campagnes. Il passa le reste de sa vie à les évangéliser, avec un incroyable succès : les montagnes les plus escarpées, les lieux les plus inaccessibles, la grossièreté ou l'ignorance des populations enflammaient sa charité ; des miracles accompagnaient ses paroles et leur faisaient porter de merveilleux fruits, surtout parmi les marins espagnols.


Un jour qu'il prêchait, le démon souleva un orage épouvantable, et la foule s'enfuyait déjà cherchant un abri, quand Gonzalez, par un grand signe de Croix, divisa les nuages, de sorte qu'il ne tomba pas une goutte d'eau. Il délivra très souvent par miracle des matelots qui avaient imploré son secours dans le danger.

Pierre Gonzalez connaissant, par révélation, sa fin prochaine, voulut se retirer à Compostelle, pour y mourir entre les bras de ses frères en religion ; mais il tomba gravement malade à Tuy où il prêchait le carême, et y mourut le jour de Pâques, l'an 1248, à l'âge de cinquante-huit ans. Ses reliques reposent dans la cathédrale de cette localité.


Cathédrale Sainte-Marie. Les reliques de saint Pierre Gonzalez
y sont toujours vénérées. Tuy. Galice. Espagne.

Saint Pierre Gonzalez, connu en Espagne sous le nom de saint Elme, est représenté marchant sur les eaux et tenant une flamme. Cette flamme désigne le feu de saint Elme. Il est quelquefois représenté avec cette flamme sur le front. Il est le patron des marins.

Le pape Innocent IV béatifia saint Pierre Gonzalez en 1254 et accorda au dominicains d'Espagne d'en faire l'office. Benoît XIV, au XVIIIe siècle, approuva son office pour tout l'Ordre de Saint-Dominique.

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