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mardi, 25 juillet 2017

25 juillet. Saint Jacques le Majeur, Apôtre, surnommé " Enfant du tonnerre ". Ier siècle.

- Saint Jacques le Majeur, Apôtre, surnommé " Enfant du tonnerre ". Ier siècle.
 
Pape : Saint Lin. Empereur romain : Néron.
 
" Les Apôtres, ces hommes qui, professant la vraie religion, enseignait que tout est gouverné par la providence de Dieu, montrèrent qu'eux-mêmes ne songeaient pas au lendemain."
Saint Jérôme.
 

Saint Jacques. Legenda aurea. J. de Voragine. R. de Montbaston. XIVe.

C'était l'un des douze Apôtres, le frère de saint Jean l'Évangéliste, le fils de Zébédée qui était patron d'une barque de pêche sur le lac de Génésareth. On l'appelle " le Majeur " pour le distinguer du " frère " du Seigneur.

Les synoptiques (Matth., 4 ; Marc., 1 ; Luc., 5.) nous ont conté la vocation de Jacques. Jésus les appelle, comme ils étaient occupés, lui et Jean, à réparer leurs filets : ils laissent dans la barque le patron, leur père, avec les gars qu'il louait, et suivent le jeune Maître.

Jacques fait partie des Douze : chez Marc, il vient le second après Pierre ; dans Matthieu, Luc et les Actes, il est le troisième. Il paraît dans quelques circonstances mémorables : la guérison de la belle-mère de Pierre ; la résurrection de la fille de Jaïre ; la Transfiguration.


Le Sauveur appela Jacques et Jean " Boanergès ", " fils du tonnerre ", car ils avaient voulu faire descendre le feu du ciel sur une cité inhospitalière, à la manière d'Elie, ce dont le Seigneur les réprimanda. Tandis qu'ils montaient à Jérusalem, ils firent demander à Jésus par leur mère Salomé deux places d'honneur dans le futur royaume. Le Maître répondit :
" Vous ne savez pas ce que vous demandez. Pouvez-vous boire le calice que je dois boire ?
- Nous le pouvons.
- Mon calice, vous le boirez ; quant aux places d'honneur cela dépend de mon père."
Ils ne manquaient pas d'assurance : ils tenaient à être avertis sur le signe de l'avènement de Jésus et de la fin du monde. Toujours est-il qu'au moment de l'agonie du Sauveur, ils somnolaient au jardin sous les oliviers argentés par la lune radieuse.
 
La retraite au Cénacle mûrit la sagesse et la force de Jacques. Animé par l'Esprit-Saint, il vint avec Pierre à Jérusalem pour fêter la Pâque. Hérode Agrippa Ier le fit arrêter et exécuter : (Act., 12, 2) ; il fut le premier Apôtre à verser son sang pour montrer au Seigneur le sérieux de sa fidélité. Une tradition recueillie par Clément d'Alexandrie rapporte que le garde de Jacques fut gagné par la fermeté de son témoignage.

Il demanda son pardon à l'apôtre, qui l'embrassa : " La paix soit avec toi ".
 

Martyre de saint Jacques. Legenda aurea.
Bx J. de Voragine. J. de Vignay. XIVe.

Tous deux eurent la tête tranchée. Puisque ce fut pour Pâques, notre date du 25 juillet convient évidemment assez mal à cette commémoration : les Grecs l'ont mise le 30 avril. Le martyrologe hiéronymien note : " A Jérusalem, la Passion de saint Jacques, apôtre, frère de Jean l'Evangéliste ".

Notre martyrologe s'inspire pour saint Jacques d'Adon (860) qui avait accueilli la nouvelle récente (830) d'une découverte des reliques du saint en Galice.

Sur cette question de saint Jacques en Espagne, il faut voir l'excellent article de L. Duchesne dans " Annales du Midi " (t.12, 1.900, p. 145-179), bien résumé dans Analecta bollandiana (t. 19, 1900, p. 353).

L'apostolat de saint Jacques en Espagne apparaît vers la fin du VIIe siècle dans un catalogue apostolique, traduction latine d'un texte byzantin qui ne représente pas une tradition espagnole.

Saint Julien de Tolède (686) écarte son assertion sur la mission espagnole de saint Jacques. Il est très remarquable que ni Prudence, ni Orose, ni Idace, ni Martin de Braga, ni Isidore, ni Braulio, ni Taio, ni Jean de Biclar, ni Julien, ni Hildefonse ne mentionnent, dans leurs écrits authentiques, cette mission d'un intérêt pourtant capital pour les Eglises du pays. Même silence chez Grégoire de Tours et Fortunat. En 416, le pape de Rome Innocent Ier exclut l'apostolat de saint Jacques dans la péninsule ibérique.
 
Mais le tombeau en Galice ? Avant 830, on situait la tombe de l'apôtre en Judée, à Césarée de Palestine, voire en Marmanique, entre le Nil et la Cyrénaïque. Vers 830, on découvrit sur le territoire d'Amaea (dioc. d'Iria Flavia - El Padron, en Galice) un sépulcre des temps romains. On le proclama de saint Jacques. L'autorité ecclésiastique intervint : il y avait des indices graves, à son avis. Ils ne nous ont pas été transmis. Vers 850 se rédigea un récit de translation de Jérusalem en Galice. Le corps aurait été rapporté par sept saints des environs de Grenade, disciples de Jacques.
 

Santiago Matamoro.

Ce récit suppose la prédication de Jacques en Espagne. A la fin du IXe siècle, on écrivit une lettre d'un pape Léon, contemporain de Jacques, laquelle utilise le catalogue apostolique. Vers la fin du XIe siècle, on remania l'épître léonine, on écarta les sept saints, on produisit deux disciples assesseurs.

Le fragment du catalogue fut remplacé. L'Historia Compostellana, finie en 1139, consacra ce remaniement. L'" hispanité " de saint Jacques conserve de chauds défenseurs outre-Pyrénées.

Au Xe siècle, le tombeau de saint Jacques commença à attirer les étrangers. Au XIIe siècle, les pèlerins obstruaient les routes. Ce sont probablement les grands abbés de Cluny qui ont organisé, dès le XIe siècle, ces processions de fidèles vers la Galice. C'était un moyen de ravitailler la catholique Espagne dans sa croisade perpétuelle contre le Maure. De ces pieux visiteurs, beaucoup lavaient leurs péchés dans le sang des mécréants.

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Cathédrale Saint-Jacques. Compostelle. Espagne.

Saint Jacques, d'abord représenté en apôtre tenant l'Evangile, fut bientôt figuré comme un pèlerin, avec panetière timbrée d'une coquille, un bâton en main. Mais on racontait qu'il avait paru dans une bataille, mis en fuite les Maures à Clavijo en 834 : on le montra donc chevalier " Santiago matamoro ", " tueur de Maures ".
 
 
 
PRIERE
 
" Patron des Espagnes, n'oubliez pas l'illustre peuple qui vous dut à la fois sa noblesse dans les cieux et sa prospérité de ce monde ; protégez-le contre l'amoindrissement des vérités qui firent de lui en ses beaux jours le sel de la terre; qu'il pense à la terrible sentence portant que, si le sel s'affadit, il n'est plus bon qu'à être foulé aux pieds (Matth. V, 13.). Mais en même temps souvenez-vous, Ô Apôtre, du culte spécial dont vous honore l'Eglise entière. Aujourd'hui encore, ne garde-t-elle pas sous la protection immédiate du Pontife romain et votre corps sacré si heureusement retrouvé dans nos temps (Litterae Leonis XIII diei I. Novemb. 1884, ad archiep. Compostell.), et le vœu d'aller en pèlerin vénérer ces restes précieux ?

Que sont devenus les siècles où, si grande que se manifestât votre force d'expansion au dehors, elle était dépassée par la merveilleuse puissance d'attirer tout à vous, que vous avait communiquée le Seigneur (Johan. XII, 32.) ? Qui donc, sinon Celui qui compte les astres du firmament (Psalm. CXLVI, 4.), pourrait nombrer les Saints, les pénitents, les rois, les guerriers, les inconnus de tout ordre, multitude infinie, renouvelée  sans cesse, gravitant autour de vos reliques saintes comme sous l'empire de ces immuables lois qui règlent au-dessus de nos têtes les mouvements des cieux ; armée alors sans cesse en marche vers ce champ de l’étoile d'où s'exerçait votre rayonnement sur le monde ? Et n'était-ce donc pas le sens de la vision mystérieuse prêtée, dans nos antiques légendes, au grand empereur par qui l'Europe chrétienne était fondée, lorsqu'au soir d'une journée de labeur, des bords de la mer de Frise, il contemplait la longue zone étoilée qui, partageant le ciel, semblait passer entre les Gaules, l'Allemagne et l'Italie, pour de là, traversant Gascogne, pays Basque et Navarre, gagner les terres de la lointaine Galice ? On raconte que vous-même apparûtes alors à Charles, et lui dîtes :
" Ce chemin d'étoiles marque la route qui s'offre à toi pour délivrer ma tombe, et que suivront après toi tous les peuples." (Pseudo Turpin. De vita Car. Magn.).

Et Charlemagne, passant les monts, donna le  signal pour la chrétienté de cette marche en  avant sur  les terres  Sarrasines qu'on appela la Croisade ; ébranlement immense, qui fut le salut aussi bien que la gloire des races latines, en rejetant la peste musulmane sur le foyer où elle avait pris naissance.
 

Santiago Matamoro.
 
Mais quand nous venons à considérer que deux tombeaux furent, aux deux points extrêmes, les pôles voulus par Dieu de ce mouvement absolument incomparable dans l'histoire des nations : l'un qui fut celui où Dieu même se coucha dans la mort, et l'autre, Ô fils de Zébédée, qui garde vos cendres ; comment ne point nous écrier, dans la stupéfaction du Psalmiste : Vos amis sont honorés jusqu'à l'excès, Ô Dieu (Ps. CXXXVIII, 17.) ! Et du Fils de l'homme à son humble Apôtre, quelles recherches de l'amitié n'agréant d'honneurs que ceux qu'elle partage, jusque dans l'établissement de ces Ordres hospitaliers et militaires qui, de part et d'autre, devenus la terreur du Croissant, n'eurent d'autre but à l'origine que de recueillir et de protéger les pèlerins dans leur route vers l'un ou l'autre des saints tombeaux ! Puisse l'impulsion d'en haut, dont le retour aux grands pèlerinages catholiques est un des signes les plus heureux de nos temps, ramener aussi vers Compostelle les fils de vos clients d'autrefois ! Pour nous du moins, avec notre saint Louis balbutiant encore de ses lèvres mourantes en face de Tunis la Collecte de votre fête, nous redirons en finissant :
" Soyez, Seigneur, pour votre peuple, sanctificateur et gardien ; fortifié du secours de votre Apôtre Jacques, qu'il vous plaise dans ses mœurs et vous serve d'un cœur tranquille."

00:15 Publié dans J | Lien permanent | Commentaires (1)

Commentaires

Je voudrais avoir un document contenant toutes sortes de prières de saint Jacques Le Majeur, ai-je le moyen de l'avoir ?

Écrit par : Nesly | mercredi, 16 juillet 2014

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