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lundi, 18 juillet 2016

18 juillet. Saint Arnoult, évêque de Metz. 640.

- Saint Arnoult, évêque de Metz. 640.

Pape : Séverin * (640 +) ; Jean IV **. Roi des Francs, roi de Neustrie et de Bourgogne : Clovis II. Roi des Francs, roi d'Austrasie : Sigebert III.

" Heureuse vie que celle qui consiste à quitter les hommes pour chercher la société des anges, à fuir le séjour des villes pour goûter la présence de Dieu dans la solitude."
Saint Jean Chrysostome. Hom. I sup Marc.


Saint Arnoult.

Arnoult, en latin " Arnulphus ", naquit vers 582 à Lay-Saint-Christophe, près de Nancy ; son père s'appelait Arnoald ou Buotgise, et sa mère, Oda, était fille du duc de Souabe ; si l'on veut croire certains documents, sa grand'mère paternelle, Blithilde, était fille de Clotaire Ier.

Jeune encore Arnoult devint familier de Gondulf, conseiller de Childebert II, puis entra au service de Théodebert dont il gagna la confiance ; il fut alors chargé d'administrer les domaines royaux dans 6 comtés.

En 614, l'évêque Pappolus étant mort, Arnoul, bien que laïc, fut choisi pour le remplacer sur le siège de Metz. Sa femme, Doda, fille du comte de Boulogne, entra dans un monastère de Trèves : de leurs deux fils, Anségise ou Anchise et Clodulphe, le premier épousa une fille de Pépin de Landen, ancêtre de Charlemagne ; quant au second, connu également sous le nom de saint Cloud et honoré le 8 juin, il monta sur le trône épiscopal de Metz quelques années après son père.

Devenu évêque, Arnoul n'en garda pas moins une grande influence politique ; Clotaire 2 ayant rétabli pour Dagobert un petit royaume d'Austrasie, Arnoult fut chargé de former le jeune prince et de gouverner son État ; il réussit, en 626, à réconcilier le père et le fils qui avait réclamé un agrandissement de territoire. Vers la même époque, il assistait au concile de Clichy, puis à celui de Reims qui eut pour but de promulguer en Austrasie les canons du concile tenu à Paris en 615 et confirmé par édit de Clotaire.

Alliant la plus humble vertu aux honneurs les plus éclatants, Arnoult aspirait à une vie plus simple, vivant de préférence dans les villas du roi et songeant même à se retirer complètement du monde. Un de ses amis, saint Romaric (8 décembre), avait quitté depuis longtemps la cour et s'était fait ermite dans les Vosges, en un lieu qui prit plus tard son nom, Remiremont.

Arnoult aurait voulu le rejoindre ; Clotaire II empêcha son départ ; dans la suite, Dagobert fut plus violent, menaça de disgracier les fils d'Arnoult, mit même la main à son épée, puis, calmé, demanda pardon et accorda toute liberté à notre saint en 629. La charge épiscopale fut remise à Goéric, et Dagobert prit désormais conseil de saint Cunibert (fête le 12 novembre), évêque de Cologne.


Saint Arnoult et Dagobert Ier. Grandes chroniques de France. XIVe.

Saint Arnoult installa son ermitage sur une colline voisine du mont Habend où vivait Romaric, et un pont fut jeté sur la profonde vallée qui les séparait ; ils passèrent ainsi une dizaine d'années, recevant des lépreux et les soignant, jusqu'au jour, 16 août, où Arnoul fut prêt à retourner dans la maison du Père ; il avait prévu ce moment, demandant les prières de son compagnon :
" Je n'ai rien fait de bon dans ma vie, disait-il, et je suis chargé de fautes pour lesquelles je te prie d'implorer la clémence divine."

Il s'était pourtant fait remarquer dans toutes ses charges par son esprit de justice, sa piété, sa charité et avait reçu, raconte-t-on, l'assurance de son salut ; un jour, traversant la Moselle, il avait jeté son anneau dans le fleuve, demandant à Dieu que cet anneau lui fût rendu si ses péchés lui étaient pardonnés ; l'anneau fut en effet retrouvé de nombreuses années plus tard dans les entrailles d'un poisson.


Saint Arnoult et le miracle de l'anneau retrouvé.
Legenda aurea. J. de Voragine. XIVe.

CULTE

Le corps de saint Arnoul fut transporté à Metz l'année qui suivit sa mort, le 18 juillet, et déposé dans la basilique des Saints-Apôtres qui reçut ensuite le nom de Saint-Arnoul ; cette église fut concédée trois siècles plus tard à des moines bénédictins et détruite avec l'abbaye en 1552 ; à ce moment, les restes de saint Arnoul furent mis dans une châsse d'argent et transportés à l'intérieur de la ville dans l'église des Frères Prêcheurs qui prit à son tour le nom du saint.

L'anneau, objet du miracle, est conservé à la cathédrale de Metz ; pendant de longues années, il servit, le 16 août pendant la messe, à imprimer sur de la cire bénite des cachets qui étaient distribués ensuite aux assistants. Dès le IXe siècle, le culte de saint Arnoul était universellement répandu ; la fête est indiquée au martyrologe romain à la date du 18 juillet ; on la trouve aussi dans d'autres calendriers au 16 et au 18 août.


Cathédrale Saint-Etienne de Metz. Lorraine.
 
* Dans son court pontificat de trois mois, le pape Séverin condamna l’Ecthèse, décret en faveur des monothélistes promulgué par Héraclius Ier, empereur romain d'Orient.
 
** Relevons que le pape Jean IV adressa au fils d'Héraclius, l'empereur btzantin Constantin III, une défense du Pape Honorius Ier, dans laquelle il condamnait la tentative de lier le nom d'Honorius avec le monothélisme. " Honorius, déclarait-il, en parlant d'une seule volonté en Jésus, avait comme seule intention d'affirmer qu'il n'y avait pas en lui deux volontés contraires."

01:00 Publié dans A | Lien permanent | Commentaires (1)

Commentaires

Bonjour !

J'ignorais qu'il existât un village au nom d'Arnoult !

Vous avez fais un super dossier cela m'a donné envie de le visiter ! :)

Écrit par : Arnoult | jeudi, 10 mars 2011

Les commentaires sont fermés.