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mardi, 25 avril 2017

25 avril. Saint Marc l'Evangéliste. 68.

- Saint Marc l'Evangéliste. 68.

Papes : Saint Pierre ; saint Lin. Empereur : Néron.

" Je suis la chaire de Marc. Ma règle divine me fut donnée par Marc : Toujours avec Rome."
Inscription araméenne gravée sur la chaire de saint Marc conservée à Venise.

Saint Marc était probablement de la race d'Aaron ; il était né en Galilée. Il semble faisait partie du groupe des soixante-douze disciples du Sauveur ; mais il nous apparaît surtout dans l'histoire comme le compagnon fidèle de l'apostolat de saint Pierre.

C'est sous l'inspiration du chef des Apôtres et à la demande des Chrétiens de Rome qu'il écrivit l'Évangile qui porte son nom. Marc cependant ne suivit pas saint Pierre jusqu'à son glorieux martyre ; mais il reçut de lui la mission spéciale d'évangéliser Alexandrie, l'Égypte et d'autres provinces africaines.

Le disciple ne faillit pas à sa tâche et porta aussi loin qu'il put, dans ces contrées, le flambeau de l'Évangile. Alexandrie en particulier devint un foyer si lumineux, la perfection chrétienne y arriva à un si haut point, que cette Église, comme celle de Jérusalem, ne formait qu'un coeur et qu'une âme dans le service de Jésus-Christ. La rage du démon ne pouvait manquer d'éclater.

Les païens endurcis résolurent la mort du saint évangéliste et cherchèrent tous les moyens de s'emparer de lui. Marc, pour assurer l'affermissement de son oeuvre, forma un clergé sûr et vraiment apostolique, puis échappa aux pièges de ses ennemis en allant porter ailleurs la Croix de Jésus-Christ. Quelques années plus tard, il eut la consolation de retrouver l'Église d'Alexandrie de plus en plus florissante.


Evangile de Loisel. XIVe.

La nouvelle extension que prit la foi par sa présence, les conversions nombreuses provoquées par ses miracles, renouvelèrent la rage des païens. Il fut saisi et traîné, une corde au cou, dans un lieu plein de rochers et de précipices. Après ce long et douloureux supplice, on le jeta en prison, où il fut consolé, la nuit suivante, par l'apparition d'un ange qui le fortifia pour le combat décisif, et par l'apparition du Sauveur Lui-même.

Le lendemain matin, Marc fut donc tiré de prison ; on lui mit une seconde fois la corde au cou, on le renversa et on le traîna en poussant des hurlements furieux. La victime, pendant cette épreuve douloureuse, remerciait Dieu et implorait Sa miséricorde. Enfin broyé par les rochers où se heurtaient ses membres sanglants, il expira en disant :
" Seigneur, je remets mon âme entre Vos mains."

CULTE

Tous les anciens martyrologes parlent de saint Marc. Quelques-uns, comme l'hiéronymien, le placent au 23 septembre ; Tillemont déclare qu'on n'en sait pas la raison. La plupart le mettent au 25 avril ; tels sont le martyrologe de Bède qui se base sur la passion de saint Marc ; on y déclare que le martyre eut lieu la quatorzième année de Néron ; le martyrologe de Florus qui ajoute à Bède quelques détails puisés dans saint Jérôme ; le Vetus Romanum, et enfin Adon qui trouve moyen d'insérer une interpolation relative aux loca Bucoliae ; le martyrologe romain dit la huitième année de Néron.

Les grecs nomment encore saint Marc, le 11 janvier, en un quartier dit le Taureau, peut-être à cause d'une dédicace d'église.


RELIQUES

Le corps de saint Marc fut longtemps vénéré à Alexandrie. Les Actes de saint Pierre d'Alexandrie disent positivement que Marc fut martyrisé à Bucoles, qu'il y avait là une église bâtie vers 310 et un cimetière dit de " Saint-Marc ". Pierre lui-même souffrit en ce lieu, et demanda à ses bourreaux la liberté d'aller prier sur le tombeau de Marc.
D'après Palladius, le saint prêtre Philorome vint à pied de Galatie en Cappadoce pour visiter le tombeau de saint Marc.

Le corps de saint Marc était encore vénéré à Alexandrie au VIIIe siècle, bien que la ville fût alors sous la domination mahométane : il se trouvait dans un tombeau de marbre en une église située à droite de l'entrée de la ville. On prétend que, vers 815, des marchands vénitiens emportèrent les ossements dissimulés au fond d'un panier. Les bollandistes donnèrent à ce sujet une relation tirée de Baronius, mais considérée comme suspecte par Tillemont.

Bernard, moine français, qui fit le voyage d'Orient en 870, assure qu'alors le corps de saint Marc n'était plus à Alexandrie, mais avait été porté à Venise. Mais, dans cette ville, on ne savait pas précisément où était le corps. Au XIVe siècle, le Doge et les procurateurs de la république prétendaient connaître seuls l'endroit où se trouvait le corps et en faisaient un secret aux autres.

Les Vénitiens ont pris saint Marc pour leur patron, et font mémoire de la translation du corps, le 31 janvier.

Ses reliques donnent la guérison au peuple, contre toutes les afflictions, douleurs et maladies.

00:15 Publié dans M | Lien permanent | Commentaires (0)

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